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Si vous ne pouvez visualiser cette animation flash, merci de bien vouloir télécharger le lecteur flash Si vous ne pouvez visualiser cette animation flash, merci de bien vouloir télécharger le lecteur flash Charles BoccaraCharles Boccara est un architecte de renom connu pour ses maisons, palais, hôtels à Marrakech. Né en Tunisie, il a grandi à Casablanca au Maroc et a fait ses études aux Beaux-Arts de Paris, pour s'installer en 1970 comme architecte à Marrakech. Sa formation classique, sa connaissance de l'architecture méditerranéenne, sa passion pour son métier le mettent au premier rang. Il nous parle de son travail de constructeur avec beaucoup de poésie. L'architecture : une composition Charles Boccara aime parler de l'architecture comme d'une composition, composition de matières, composition d'espaces. Il la compare même à une composition de musique ou une composition culinaire. « La cuisine occidentale a par exemple un vocabulaire plus limité que la cuisine d'Extrême-Orient qui est plus riche en mots subtils signifiant un entre-deux : gluant, aigre doux... Pour l'architecture, c'est la même chose, il faut trouver la nuance, la volupté, qui n'est pas forcément demandée. » L'architecte : le miroir du client Le passage de Charles Boccara aux Beaux-Arts de Paris dans les années 60 lui a permis une formation classique : études des proportions, vocabulaire des formes, de la symétrie, des colonnes, des fenêtres... très liées à l'histoire et à la culture. Il choisit Marrakech pour s'installer car il y constate en 1970 une pénurie d'architectes. La place est libre, il la prend. Il est le premier d'une nouvelle génération, et devient assez rapidement l'Architecte de Marrakech, « celui qui a la connaissance ». Tout jeune, il a envie d'inventer une architecture moderne, il fait des fenêtres rondes, octogonales, une architecture un peu déconstruite. Mais il finit par se sentir vraiment libre en utilisant ses bases classiques et son amour pour les constructions méditerranéennes anciennes. Il se rend aussi compte que l'architecture s'enrichit de la rencontre entre le client et l'architecte. « L'architecte est le miroir du client ». Les clients l'entrainent vers les éléments de la médina, du riad... le font réfléchir et travailler sur le thème de la ville de Marrakech, de sa composition avec ses rues, ses places et ses villas en impasse. Il apprend et comprend les éléments fondateurs de l'architecture de cette ville foisonnante. « L'architecte se doit d'être un caméléon pour s'imprégner de l'histoire du lieu. Ce travail repose sur les connaissances techniques et aussi sur l'envie de découvrir d'autres histoires, d'observer d'autres styles. » Plan d'architecte méditerranéen Sa vision de l'architecture n'est pas nostalgique mais authentique. La création du plan est rapide en fonction du rapport entre les espaces et de l'importance du projet. « C'est comme une symphonie, il y a des règles à respecter. » Et le génie surgit au moment des détails... « Le premier compliment doit être « Quel beau jardin! », car le jardin est visible de partout dans la maison, et c'est aussi la représentation du paradis ! » La lumière est la clé de toute construction, c'est pourquoi la maison traditionnelle méditerranéenne avec patio est idéale. En fait, Charles Boccara est plus attaché au soleil qu'à la lumière, car un espace avant d'être beau ou laid, doit être ensoleillé, gai. D'ailleurs une de ses envies est de travailler aussi avec la lumière artificielle, une lumière nuit. Une nouvelle lumière à expérimenter. « Un architecte n'est pas qu'un dessinateur, c'est aussi un constructeur de murs, de voûtes... Construire une maison est un travail passionnant, c'est un bon laboratoire de recherches car le nombre de pièces et leurs différences permettent de tester nombre de variantes. Toutes les pièces sont à étudier. » L'importance de l'écologie dans les maisons traditionnelles L'écologie a toujours eu sa place sans même s'en apercevoir dans l'architecture traditionnelle : les maisons romaines, méditerranéennes sont faites pour l'été avec leurs larges murs, leurs plafonds hauts, leur gestion des courants d'air, leurs patios intérieurs, leurs fontaines ; et pour l'hiver, avec des ouvertures suivant le soleil, des étages cosys. C'est cette vision naturelle de l'écologie qui intéresse Charles Boccara, plutôt que les nouvelles technologies. Pas un hôtel mais une maison d'invités de prince. Charles Boccara n'aime pas le mot « Hôtel ». Il préfère dire « maison d'invités », et « résident ou invité » plutôt que « client », car en fin de compte il s'agit de recevoir des hôtes avec délicatesse, de rassembler des gens. Non seulement les pièces doivent être belles mais elles se doivent aussi de rendre belles les personnes qui s'y trouvent. Sa pièce préférée est peut-être la salle de bain. « Il faut que la salle de bain soit une pièce agréable où l'on aime passer du temps. Elle doit être un hammam, un espace de repos, un bel espace, avec une belle vue. » Le Dar Rhizlane sur lequel Charles Boccara a travaillé en collaboration avec le propriétaire du lieu, Ahmed Sadki, correspond à cette vision du Palais d'hôtes. « Au Dar Rhizlane, le jardin d'entrée ressemble à un labyrinthe, les fontaines en Zelliges de couleurs rafraîchissent, l'entrée avec la galerie voûtée et les arcades donnent sur une lumière, et la galerie transmet une sensation de légèreté... » Les 3 mots qui viennent à Charles Boccara pour parler du Dar Rhizlane sont :
Nouveau concept : parmi ses différents projets, Charles Boccara a constaté récemment l'intérêt pour un nouveau type d'habitat : des groupes de maisons avec des circuits intérieurs sans voiture. Voici le temps d'un nouveau concept architectural pour de nouveaux besoins, entraînant une nouvelle vision du vivre ensemble!
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