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Si vous ne pouvez visualiser cette animation flash, merci de bien vouloir télécharger le lecteur flash Si vous ne pouvez visualiser cette animation flash, merci de bien vouloir télécharger le lecteur flash L'histoire du tango argentinLa date de création du tango n’est pas certaine. Toutefois, on estime que cette danse serait née à la fin du XIXème siècle, au bord du Rio de la Plata dans les quartiers populaires de Buenos Aires. Le Rio de la Plata est à l’époque le plus grand port d’arrivée d’immigrants en Amérique après New York. Les nouveaux immigrés arrivent de toute l’Europe : Italie (la majorité), Espagne, France, Allemagne, Pologne, Russie, Ukraine…Ils écoutaient et dansaient des habaneras, polkas, mazurkas ou encore valses. Les africains, représentant un quart de la population de la ville au XIXème siècle, dansaient eux au rythme du candombe (genre musical développé en Uruguay mais originaire d’Afrique). Naissance du tango Le tango trouve ses origines dans la habanera hispano-cubaine. La habanera n’eut aucun mal à être véhiculée lors des nombreux échanges marchands entre le port cubain de La Havane et celui de Buenos Aires. A ses débuts, le tango est interprété par de petits groupes de musiciens jouant du violon, de la flûte et de la guitare. Ils utilisaient même parfois un peigne recouvert de papier à cigarettes en guise d’instrument à vent. Le fameux « bandonéon », instrument mythique du tango, n’arrivera que plusieurs années après, au début des années 1900, pour remplacer peu à peu la flûte. A ses débuts, le tango se contente de reprendre des mélodies déjà existantes. La plupart des interprètes ne sachant ni lire ni écrire, les mélodies ne sont jamais écrites. Puis au bout de quelques années, les premiers tangos écrits font leur apparition. Ils ne sont pas signés par leurs auteurs mais par leurs interprètes qui en profitent pour gagner de l’argent en y apposant leur nom. L’origine du mot « tango » Nous avons plusieurs pistes pour connaitre l’origine étymologique de « tango ». Au XIXème siècle le mot « tango » en Espagne désignait un bâton. En Afrique, le tango serait la salle dans laquelle les esclaves noirs se réunissaient pour faire la fête. A moins que les Africains, ne sachant pas dire le terme espagnol « Tambor » (tambour en français) celui-ci se soit transformé en « tango ». Buenos Aires, mère patrie du tango Une chose est sûre : le tango est originaire de la capitale argentine. A la fin du XIXème siècle, Buenos Aires est une ville en plein évolution démographique. Plus de deux millions de personnes y vivent à la fin des années 1890, dont la moitié est constituée d’étrangers issus de l’immigration. La capitale est à l’époque en grande partie masculine avec plus de 70% d’hommes. Le tango, une réputation sulfureuse Le tango commence à se danser dans les taudis et les maisons closes, si bien que cette danse est rapidement associée aux femmes de mauvaise vie (les seules présentes lors de ces soirées)… Vu le peu de femmes dans la capitale argentine, certains hommes dansent même le tango entre eux. Le tango est dansé de manière très corporelle, très sensuelle. Il est provocateur et explicite, très éloigné des mœurs puritaines de l’époque. Les chansons écrites pour le tango sont toutes pour le moins sensuelles voire obscènes. Leurs titres sont très évocateurs : "Con qué tropieza que no dentra", "Dos sin sacarla", "Siete pulgadas", "Qué polvo con tanto viento". Nous vous laissons libre de toute traduction… Et peu à peu … le succès mondain du Tango
Les jeunes garçons de bonne famille n’hésitent pas à se rendre dans ces quartiers « chauds » pour s’amuser, danser et séduire les jeunes filles, « milonguitas ». Bien sûr, les jeunes filles de la bourgeoisie et de la noblesse sont encore exclues. Le tango reste ancré à ses quartiers bohèmes. Cependant, les voyages de ces jeunes hommes en Europe, et notamment à Paris, vont faire bouger les choses. En effet, la capitale française est, au début du XXème siècle, une ville joyeuse et animée, où les nouvelles danses et attractions sont accueillies avec succès. Le tango s’impose vite dans les soirées mondaines de la ville lumière puis, par extension, à toute l’Europe. Mais ce succès est entaché par le rejet d’une certaine couche de la société puritaine. Le Pape Pie X interdit le tango, tout comme l’empereur d’Allemagne à ses officiers. La Revue espagnole "La Ilustración Europea y Americana" juge le tango indécent, utilisant des gesticulations grotesques et censurables. De nombreux journaux anglais, allemands et français ont tenu le même discours. Carlos Gardel, figure du tango Carlos Gardel, compositeur français né à Toulouse (de son vrai nom Charles Gardes) est l’un des plus grands compositeurs du tango argentin. Sa famille immigre à Buenos Aires alors qu’il a 2 ans. Gardel commençe par chanter dans les bars pour gagner un peu d’argent. Il enregistre ses premières chansons à l’âge de 22 ans. Et le tango qui était une danse a vu naitre son chanteur vedette. Dans les années 1920, il amène le tango en Europe, en Espagne et en France, puis il triomphe à New York. Gardel est également un acteur reconnu, quand il meurt prématurément à l’âge de 44 ans dans un accident d’avion le 24 juin 1935. Le tango est une danse sensuelle qui connaît aujourd’hui un succès phénoménal. Les cours se multiplient en France et dans le monde. Vous pouvez facilement profiter d’un séjour à Buenos Aires pour aller voir des spectacles de tango, ou prendre des cours pour vous initier à cette danse sensuelle.
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